Sentiment d'illégitimité : pourquoi votre place vous semble-t-elle toujours à justifier ?

Vous avez obtenu ce poste. On vous a confié ce projet. Vous avez créé votre activité ou pris une décision importante.

Personne ne vous demande de justifier votre présence.

Pourtant, vous avez parfois l'impression qu'il manque encore quelque chose. Une compétence, une expérience, une preuve supplémentaire qui vous permettrait enfin de vous sentir à votre place.

Vous vous dites qu'après cette formation, cette réussite ou quelques années de plus, vous serez plus sûr de vous.

Mais une fois l'étape franchie, une autre apparaît.

Quand ce que vous accomplissez ne suffit jamais tout à fait

Vous préparez longuement une intervention, puis vous repensez surtout à la question à laquelle vous n'avez pas su répondre.

Vous recevez un compliment et trouvez immédiatement une raison de le relativiser. Vous avez réussi, certes, mais les circonstances étaient favorables. Quelqu'un vous a aidé. Ce n'était pas si difficile.

En revanche, une erreur peut prendre des proportions considérables.

Il arrive aussi que vous hésitiez à proposer vos services, à défendre un tarif, à prendre la parole ou à saisir une opportunité. Vous préférez attendre d'être davantage préparé.

Ce qui frappe, parfois, c'est la différence de traitement entre vos réussites et vos difficultés.

Les premières demandent des explications. Les secondes semblent parler d'elles-mêmes.

Qui décide que vous êtes suffisamment légitime ?

Il existe des situations dans lesquelles il faut réellement acquérir des compétences, se former ou reconnaître les limites de son expérience. Le doute peut alors être utile.

Mais il arrive que les critères changent chaque fois que vous vous en approchez.

Vous pensiez qu'une qualification vous rassurerait. Vous l'avez obtenue, mais il faudrait maintenant davantage de pratique.

Vous avez acquis cette pratique. Pourtant, quelqu'un semble toujours plus expérimenté, plus convaincant ou plus à l'aise que vous.

La comparaison offre une réserve presque inépuisable de raisons d'attendre.

Et derrière cette attente se cache parfois une exigence difficile à formuler : il faudrait ne plus avoir aucun doute pour s'autoriser à avancer.

Or, dans bien des situations, personne ne peut vous délivrer cette certitude.

Cela mérite alors de regarder de plus près les règles selon lesquelles vous vous accordez, ou non, le droit d'occuper votre place.

Une place que l'on attend parfois qu'on nous donne

Certaines personnes ont appris à ne pas trop se mettre en avant. À laisser parler ceux qui savent, à rester modestes, à attendre d'être sollicitées.

D'autres ont grandi ou évolué dans des environnements où l'erreur était particulièrement remarquée, tandis que la réussite semblait simplement normale.

Ces expériences ne produisent pas les mêmes effets chez tout le monde. Elles peuvent néanmoins contribuer à installer certaines habitudes : minimiser ce que l'on sait faire, chercher une approbation avant de décider ou considérer qu'il reste toujours quelque chose à prouver.

On peut alors être reconnu par son entourage et continuer à se sentir en sursis.

Comme si la place occupée était réelle, mais que l'autorisation d'y être n'avait jamais été tout à fait accordée.

Ce que nous pouvons explorer ensemble

Nous pouvons partir d'une situation précise.

Cette proposition que vous n'avez pas osé faire. Ce compliment que vous avez écarté. Cette réunion où vous avez gardé le silence alors que vous aviez quelque chose à apporter.

Nous examinons ce qui s'est passé, les conclusions que vous en avez tirées et les critères auxquels vous vous mesurez.

Pourquoi certaines réussites comptent-elles si peu dans votre propre évaluation ? Qu'est-ce qui vous ferait dire que vous êtes enfin suffisamment compétent ou à votre place ? Et que se passe-t-il lorsque vous ne pouvez pas obtenir cette certitude ?

Mon travail consiste notamment à questionner avec vous ces exigences devenues familières, au point qu'elles ne sont parfois même plus discutées.

Selon votre situation, différents outils peuvent être proposés, dont l'hypnose lorsqu'elle est pertinente et avec votre accord.

Nous cherchons à mieux comprendre ce sentiment d'illégitimité, la manière dont il influence vos décisions et ce qu'il vous empêche parfois de vous autoriser.

Quelques questions avant de consulter

  • Est-ce la même chose que le syndrome de l'imposteur ?

Les deux expressions peuvent recouvrir des expériences proches, notamment lorsqu'une personne peine à reconnaître ses compétences ou attribue ses réussites à des circonstances extérieures. Le « syndrome de l'imposteur » n'est pas un diagnostic en soi. En consultation, nous partons de ce que vous vivez concrètement.

  • Peut-on se sentir illégitime sans manquer de confiance en soi dans tous les domaines ?

Oui. Vous pouvez être à l'aise dans certaines situations et douter fortement de votre place dans d'autres. Le sentiment d'illégitimité n'est pas nécessairement présent partout.

  • Puis-je consulter à distance ?

Oui. Les consultations individuelles sont possibles à Libourne ou en visioconférence. Les séances d'hypnose spécifiques se déroulent uniquement en présentiel.

  • Prendre rendez-vous

Je suis Nora Delapierre, psychopraticienne et hypnothérapeute à Libourne.

Si vous avez le sentiment de devoir toujours apporter une preuve supplémentaire avant de vous autoriser à prendre votre place, nous pouvons explorer ensemble ce qui entretient cette exigence.